Friday, January 06, 2017

 

Hilarante Clinton en Trumpe l'oeil: société mondaine oblilge



Movar, rentier naïf et curieux, et Églantine, femme cultivée et rêveuse, vivent en Bretagne, près de Quiberon, en 2032. La curiosité sans bornes de Movar, et son désir d’aider autrui à « briller en société » l’ont amené à s’entourer d’« experts » : Tchang, ethnologue chinois venu étudier les peuplades bretonnes, et le Dr O’Zoot, savant tous azimuts.

Ces quatre amis sont bientôt rejoints par Panurge, évadé du XVIe siècle par l’opération magique d’un alchimiste, et par Franck Zappa, que tout le monde croit mort alors qu’il est devenu pizzaïolo dans ce coin tranquille de Bretagne, pour échapper à la célébrité.

Mais Ce Franck Zappa est-il le vrai ? Panurge est-il un acteur québécois ? Tchang est-il réellement ethnologue ? Le Dr O’Zoot, dont la voix ressemble furieusement à celle de sa secrétaire, est-il vraiment un expert ?

Car les imposteurs rôdent partout dans ces 30 épisodes, et on se demande ce que Bernard-Henri Lévy peut bien être venu faire là… Car il nous fait l’honneur inestimable de s’inviter dans ces textes, sans doute parce qu’il ne risque pas d’y rencontrer une tarte volante au prochain carrefour. Il est accompagné de sa charmante épouse, dont ni lui ni nous ne saurions nous passer.

Ces textes drôles, fous, euphorisants, sont enfin offerts au public qui y reconnaîtra des visages familiers qui mériteraient peut-être, quant à eux, d’être couronnés d’une tarte à la crème !

ÉDITIONS LA DONDAINE
8 rue de la Chaussée
63880 OLLIERGUES
France
04 73 95 59 17
Tous droits réservés.
Les textes restent la propriété de leur auteur
© Michel Caubet 2016

Détails sur le produit

Format : Format Kindle
Taille du fichier : 324 KB
Nombre de pages de l'édition imprimée : 107 pages
Utilisation simultanée de l'appareil : Illimité
Editeur : Editions La Dondaine; Édition : 1 (19 décembre 2016)
€2.99, £2.55, US$3.12
Langue : Français
ASIN: B01NBMOMDP
Composition améliorée: Activé https://images-eu.ssl-images-amazon.com/images/G/08/x-locale/common/carrot._CB192553731_.gif


NE VOUS EN LAISSEZ PAS CONTER
DES CIVELLES ET DES PIBALES

Dans notre digne société il n’y a que deux types de gens, avec un troisième en catimini.

D’abord les Bobos Bling Bling qui n’ont rien à voir avec les Maman Bobo Panpan Culcul, et pourtant souvent c’est tout ce qu’ils mériteraient mais on nous dit que les châtiments corporels sont interdits dans la bonne société, sauf comme jeux érotiques, si possible publics et collectifs. Les Romains appelaient cela des fêtes bachiques et en latin ce ne sont que des « orgia ». Ils sont, ces bobos, plutôt BOF, vous savez « beurre ou fromage » ou bien encore « bloody old friend », car bien sûr ils se targuent de parler des langues étrangères.

Puis vous avez les révolutionnaires qui se clandestinent en Zinzins, les Z-indépendants, ou en Zozos, les Z-autonomes, ou encore en Zazas, les Z-anarchistes. Certains font le tour des voyelles avec les Zuzus, les Z-huluberlus, et les Zézés, les Z-équilibristes, et bien sûr les Z.z.s (voyelle interdite du fait de la censure sauf pour Pierre Perret, je ne dirai rien de ce qu’on peut faire d’un P.p. : employez un schwa en zeuzeu, mais vous savez ce que je veux dire, n’est-ce pas ?), les –Z-irrésistibles. La liste est longue : il y tellement de voyelles dans la langue française ! Ah les Zouzous et les Zoizois !

Ceux qui sont en catimini sont les autistes Asperger, vous savez les autistes savants qui sont capables en un coup d’œil de vous apprendre et de vous réciter l’entier du Bottin de la ville de Paris ou de Bordeaux. Ils se cachent car ils ne savent pas communiquer et ont peur du contact humain, vous savez :
« Cachez moi donc ce sein que je ne saurais voir ! »
ou bien
« Je vous fuyais Madame.
Pour ne point révéler ma honte sulfureuse
D’une main timide qui pleure à vos genoux. »
Car ils savent faire des alexandrins, eux. Et ne les laissez pas s’engager dans cette voie car
« Ils ne savent partir que treize à la douzaine
Mais par un prompt renfort Ils deviennent trois mille
En abordant le bar. »
C’est qu’ils sont tous
            « Un des fils de l’ouvreuse et du sapeur-pompier. »

Je dois dire que ce sont les plus attrayants car ils disent n’importe quoi et sans même le penser. Ils sont les incendiaires d’une partie à quatre, en même temps que les boutefeux qui boutent les envies le plus excitantes hors de France et de Navarre.

C’est ce type de société que Michel Caubet vise. C’est ce type de gens qu’il ambitionne de dépeindre dans leurs travers amusants. Il y aura toujours un clown pour vous dire que
« Vous le connaissez mal, la même ardeur le brûle,
Et son plaisir s’accroît quand l’effet se recule. »

Mais faites attention car cet humour caustique sans être noir est aussi satyrique ou satyrien, saturnique ou saturnien, vous traitant comme un hybride capable de planer entre des pattes ongulées et des bras de boxeur. Si vous n’y prenez garde vous serez le kangourou de la fable en un rien de temps et vous en serez tout endolori dans votre âme violentée et dans votre esprit cabossé. Ne parlons pas du corps : il en sortira couvert des poils hirsutes d’un farfelu tout velu qui n’a probablement pas tout compris à l’histoire.

Et vous n’aurez que les yeux pour pleurer. Alors allez écouter :
« Les sanglots blonds
Des hauts houblons
De la bière
Les hauts le cœur
D'une liqueur
De sorcière. »

Et si vous doutez encore de l’effet aphrodisiaque et enivrant de cette satire onirique montez dans la montagne et pleurez sur les Douglas en récitant quelques vers nostalgiques :
« J'aime le son des corps, le soir au fond des lits,
Soit qu'ils chantent les émois de joie d’une biche
Ou les flots liquoreux de franche jouissance
Qui d’un trait boit le vin versé d’une naissance »

Et le soleil social qui se lève dans tous les sens et se couche de même resplendira d’une étrange complaisance ou complicité et vous passera dans le dos le baume d’un chuchotement comme « Mais où va-t-il donc prendre tout cela ? » Ne leur dites surtout pas votre secret. Il suffit de suivre les routes qu’indiquent les panneaux de signalisation de la foire d’empoigne (prononcez « empogne ») de quelque quartier populaire dédié à la pèche à la bacalan (bacalao en portugais), tout simplement la morue.

Et je ne saurais, sous peine d’extradition, citer même ne serait-ce qu’une demi-phrase d’une de ces dames d’un port de la lune huppée comme une princesse de la nuit perchée sur quelque canapé qui est son seul univers et horizon professionnel.


Jacques COULARDEAU

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